Les États-Unis ont inculpé trois personnes liées à Super Micro Computer pour avoir participé à un réseau de contrebande de puces IA Nvidia vers la Chine, d’une valeur de plusieurs milliards de dollars.
L’affaire
Le département de la Justice américain a annoncé le 20 mars 2026 l’inculpation de trois individus liés à Super Micro Computer (Supermicro), l’un des plus grands fabricants de serveurs au monde. Ils sont accusés d’avoir organisé la contrebande de puces IA Nvidia vers la Chine, en violation des contrôles à l’exportation imposés depuis 2022.
Pourquoi les puces IA sont devenues un enjeu géopolitique
Les GPU Nvidia (A100, H100, B200) sont le moteur de la révolution IA. Chaque datacenter d’entraînement IA en a besoin par dizaines de milliers. Depuis que les États-Unis ont interdit leur exportation vers la Chine, ces puces sont devenues l’or noir de la tech.
- Une puce H100 se revend jusqu’à 40 000$ sur le marché noir
- La Chine a besoin de millions de puces pour ses ambitions IA
- L’embargo a forcé Huawei à développer ses propres puces Ascend
Super Micro : du succès à la tourmente
Supermicro est un géant californien des serveurs qui a explosé grâce au boom de l’IA. L’action avait été multipliée par 10 entre 2023 et 2024. Mais l’entreprise enchaîne les scandales : enquête comptable, délisting menacé, et maintenant cette affaire de contrebande.
L’action Supermicro a plongé à l’annonce des inculpations.
- Chip War (Chris Miller) — le livre référence sur la guerre des puces
- PC portable pour IA et développement
Une guerre technologique qui s’intensifie
Cette affaire illustre l’escalade de la guerre technologique sino-américaine. Les puces IA sont désormais considérées comme un actif stratégique au même titre que les armes. Les contrôles à l’exportation se durcissent, mais la contrebande s’organise — un jeu du chat et de la souris aux enjeux colossaux.

